World Congress for Middle Eastern Studies – IEMed. 2010

JOSEP M. JUJOL : DES RÉFÉRENCES ORIENTALES
À LA MODERNITÉ D’AVANT-GARDE.
BREF PARCOURS À TRAVERS LE PROJET DE RÉFORME DE CASA BOFARULL

* comunicación presentada el 21 de julio de 2010 en el World Congress for Middle Eastern Studies (WOCMES), organizado por el Instituto Europeo del Mediterráneo (IEMed)
g.carabí

La communication veut donner une idée pour s’approcher à l’architecture de Josep M. Jujol (1879-1949) encore pas exploré : l’influence des références orientales lesquelles peuvent être illustrées à travers le projet de réforme du mas Bofarull placé au village de Pallaresos, Tarragona. Josep M. Jujol, collaborateur pendant plus de dix ans du maître Gaudi et architecte indépendant dès 1908, construit seulement aux provinces de Barcelona et Tarragona; bien que son production soit été limité, sa trajectoire est essentielle pour comprendre la liaison entre les métiers (arrivés avec la puissance de l’Art Nouveau comme un style neuf part toute l’Europe) et les explorations dont plus tard formeront part les méthodes et les opérations qui sont en train d’annoncer les avant-gardes que l’on diffuse plus tard dès Paris.

Mais il se produit dans l’historiographie de l’architecte, un vide qui a laissé sans étudier les possibles connections avec l’art oriental à travers des conditionnes naturelles de méditerranéenne (très reconnus par Jujol avec sa fascination par la mer, le soleil, ou le même terrain) et de rappelle traditionnel sur l’orientalisme au cours de ses études universitaires.

Le mas Bofarull est une maison du XVI siècle, issue des repeuplements que l’on a fait à la région, et placée très proche de l’église dans un entourage exclusivement rural. Les propriétaires du mas ont commissionné à l’architecte Jujol réparer les toits de la galerie qui étaient au point de menacer ruine.

Après ce travail proposé en 1913, Jujol développera un ensemble de plans manifestant une manière de faire dont l’objectif final est secondaire, étant donné que la concaténation d’effets et les manipulations architectoniques son celles qui donneront consistance à la reforme, avec l’objectif d’ améliorer et anoblir l’image de la maison rurale. L’édifice deviendra un work in progress sans finaliser, seulement arrêté par une des interruptions que les travaux auront tout au long de quinze ans.

Parmi les opérations faites, la nouvelle façade face aux terrains cultivés et la tour allongeant la caisse de l’escalier et finissant avec un ange gardien pour tout le village, sont celles qui mieux définissent le projet. Une parenthèse instrumentale : pendant les dernières années à l’Université Jujol étude et travaille avec ses professeurs, tels que Antoni Gallissà et Font i Gumà; ensuite Jujol travaillera près de Gaudi. Si avec Gallissà (1902-1904) apprend l’art du sgraffite moderniste et avec Font i Gumà son plaisir pour la céramique, tous le temps passé à côté de Gaudi a donné comme résultat l’apport de Jujol en thèmes plus intangibles comme le chromatisme ou le mouvement. Retournons au mas Bofarull : parmi les plantations de vignes et les bots caroubiers, à dix kilomètres de la ville, on construit la nouvelle façade aux terrains cultivés du mas Bofarull.

La façade deviendra caisse de résonance de la nature qui l’entoure. La façade est de composition et de matérialisation hétérogène : briques, fer, pierre, plâtre et sgraffites sont combinés pour donner matérialité à la nouvelle façade aux terrains cultivés. Une première observation : le bâtiment est formé par une dégradation en façade pleine/vide qui inverse la logique séquence que l’on doit espérer dans un logement : le rez-de-chaussée est vide à cause de l’arc d’entrée à dix mètres de large ; la gallérie du première étage densifie un peu plus l’espace et pour finir, le toit ferme l’espace en façade à travers un treillis qui se densifie encore plus au derrière.

L’architecte essaye à alléger la compacité du bâtiment, lors de son image aux terrains cultivés. Et il fera cela à partir du traitement des éléments verticaux qui forment la bordure horizontale et qui définissent chaque étage : l’arc au rez-de-chaussée arrive en bas à travers les murs inclinés qui réduisent leur section pour se trouver avec le plan.

La gallérie du première étage, supporté aux colonnes métalliques et avec le mur à briques, se trouve aux côtés avec la surface de façade replâtrée irrégulièrement et cassée ; la ligne à zigzag remonte jusqu’au le toit où l’horizontale de la corniche se perd dans la treillis qui définit la parte supérieure par le jeu géométrique de la disposition des briques sous la forme de roues de timon.

Les flancs de la façade, ceux qui montrent une configuration plus lourde et dont le massif du mur prédomine sur le vide, sont interrompus par des crevasses, par des vides ou par alternance des matériels qui empêchent une lecture net de l’arête du coin.

L’arête à gauche a une fenêtre placée au premier étage qui casse l’angle plat et à niveau d’entrée, le rencontre avec le mur du jardin empêche aussi le carrefour avec le rez-de-chaussée. L’arête à droite ne s’interrompe pas sauf par le changement des matériaux. Chacune des opérations utilisées par Jujol à la nouvelle façade peuvent être basées sous la volonté d’une exploration plutôt plastique qu’orthodoxe appelant les valeurs classiques des matériaux et leur usage. Une lecture académique placerait Jujol à côté d’éclectisme à la mode fin de XIXème siècle, dont les influences lui auraient arrivé grâce aux années de formation à l’Ecole d’Architecture et aux premiers temps de collaboration avec son maître Gaudí. Il ne semble pas d’avoir plus références que ceux qu’il a reçu pendant sa formation à l’École d’Architecture, au début du XXème siècle à la Catalogne, consistant à un mélange, habituelle à l’époque, des différents révisions historiques. Mais…

Un coup d’oeil plus attentif aux éléments de la façade, nous découvrent des neuves perceptions qui font ébranler une rapide adjonction du style de la réforme aux bourgeois principes des modernistes catalans de début siècle qui ont peu à voir avec l’entourage rural de Pallaresos. Il y a quelque chose en plus au fond, et alors plus cachée, qui apparaît dans l’architecture de la réforme du mas Bofarull.

Les sept colonnes en fer qui supportent la gallérie ne relient pas directement avec les arcs : entre le départ de l’arc et le chapiteau existe une hausse aussi en brique. Jujol souligne chaque arc travers la combinaison des textures des briques. L’alternance du couleur évoque une lecture syncopée de la géométrie de l’arc.

Le fond, en bleu, fait disparaître sa matérialité et multiplie la profondeur de l’espace au même temps que génère une perception presque infinie du secteur traité. La rampe qui ferme l’espace plus haut est résolue par une treillis géométrique finie avec une résonance des arcs utilisés a l’étage inférieur.

L’ornementation des sgraffites est placée aux points que Jujol veut souligner : là où les changements des matériels ont lieu, au gauche de la façade, encadrant les fenêtres dans le coin, sous la forme de trompe l’oeil soulignant le canal, sur la porte d’entrée du poulailler, sur la fenêtre qui ouvre le mur… Jujol dessine une ornementation très proche à celle des animaux (crinière du lion, etc.) Où est-ce que l’on peut trouver un traitement de l’espace pareil ?

On ne peut pas savoir si Jujol a étudié la Mosquée de Cordoba avec intensité, mais c’est très probable qu’il la connaissait puisqu’elle été un bâtiment très connu, dont déterminées caractéristiques plastiques sont présentes dans la nouvelle façade du mas Bofarull. L’espace principal de la mosquée est l’intérieur, comme c’est en effet habituel dans la plupart des espaces musulmanes.

Et, est-ce que Jujol ne provoque pas, à l’aide de la séparation de quatre centimètres entre les briques et le plâtre, mis en évidence aux latéraux de la façade, un clair effet d’intérieur retourné a l’extérieur ? Est-ce que Jujol ne montre pas l’intérieur, mis en relief à travers une subtile opération de changement de plan entre le plâtre et les briques ? Est-ce que Jujol ne dénude pas la surface de la façade pour découvrir une peau plus intime, la dernière cape derrière laquelle on peut voir l’espace profond de l’intérieur?

Mais ces interventions ne seront pas les seules qui expliqueront une référence consciente ou pas à un intérieur plus propre de la culture musulmane que d’un modernisme bourgeois. Si on descende au jardin, on observe la régularisation faite par Jujol qui stratifie l’espace dès la façade jusqu’au mur de fermeture : suite de la façade, deux éléments à végétation marquent une première ligne ; tout de suite, un couloir livre et après, adossé au mur, un ensemble de jardinières souligne la ligne interdite à surpasser.

Un seul élément échappe à cette logique stratifiée ordonnant l’espace du jardin : une pile d’eau, surveillée par un bizarre animal, demi-insecte demi-drag, se place de dos aux champs et face a la façade, sur l’axe qui marque le centre de la pile. Au derrière d’elle, il y a l’unique point à géométrie abstraite (un triangle) à travers duquel l’intérieur du mas connecte visuellement avec les terrains cultivés.

La géométrie de la fenêtre au mur (présente à d’autres clôtures du mas Bofarull) est l’espace qui invalide le mur de clôture comme limite de la propriété au même temps que tout le champ, tous les vignes alignées au derrière, les tranchets du terrain et les passages de paysans participent de l’espace géométrique qui démarre de la vigne plus éloignée et arrive jusqu’au fond perdu du bleu de la façade.

Tout le mouvement, tout l’effort pour casser la symétrie de la façade et provoquer une regarde sur la façade aux champs, conduit à la fin à la stricte axe qui régularise et oriente l’espace vers les champs, lui permettant participer d’un espace qui suive la logique et l’abstraction visuelle des travaux des champs.

Le projet de Jujol va plus loin de l’ornementation de l’Art Nouveau. Il utilise des mécanismes qui seront repris des années plus tard (déplacements, changements de textures, abstraction d’objets…) par les mouvements d’avant-garde basés non sur l’imitation formelle de la réalité et la nature (végétal ou animal) sinon sur la construction à travers d’opérations visuels, d’une nouvelle perception de la nature qui l’entoure.

Réformer le mas Bofarull signifie pour le spectateur retrouver sur une façade un intérieur ouvert, exposition à l’extérieur de celui qui est emmaillotée, et la continuation au même temps d’un espace rural. La façade du mas Bofarull représente à la fin, le style transformé pour s’approcher à la modernité.

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